Une montre pour piloter

Classé dans : Matériel | 2 commentaires

Le 26/06/2017

Une montre pour piloter

 Dans notre monde moderne et technologique, l'heure est partout. Sur nos téléphones, nos appareils "en veille", dans la voiture, etc...
Du coup, je ne porte jamais de montre.

Mais dans ce cas particulier du pilotage d'un avion, faut-il en avoir une ?

Même si l'avion dispose d'un affichage de l'heure, il est préférable de posséder sa propre montre.

Il était pourtant tentant de s'orienter vers ces belles montres dites "de pilote", avec règle à calcul intégrée par exemple, ou encore quelques gadgets tel qu'un altimètre. Paradoxalement, elles ne sont que très rarement utilisées par les pilotes, une règle à calcul intégrée étant tout simplement inutilisable en vol et délaissée au sol pour d'autres outils plus pratiques, ne serait-ce qu'une vraie E6B dont le disque d'un diamètre d'une dixaine de cm est tout de même plus lisible. Mais qui utilise ce genre de règle... Sur nos petits avions, le facteur de base suffit amplement.
Que choisir ?

Deux fonctions me semblent essentielles :

  • Une bonne lisibilité, ma préférence va vers les aiguilles plutôt qu'un affichage digital.
  • Une lunette rotative graduée entièrement en minutes, dans le sens horaire. Ceci afin d'avoir à tout moment un aperçu précis du temps de vol.
Montre SEKONDA 3834
Une montre pour piloter

Parmi la quantité de modèles munis d'une couronnes rotative graduée, nombreux n'ont que la première vingtaine de minutes repérée, le restant de la couronne n'étant marqué que toutes les cinq minutes.

Néanmoins j'ai pu trouver dans un premier temps une Sekonda 3834 qui m'a été très utile durant quelques années, jusqu'au jour récent où elle a cessé de fonctionner correctement.

Une montre pour piloter

A la recherche d'une remplaçante, j'ai finalement dégoté la perle rare. Une montre très lisible, munie d'une couronne graduée en minutes, solide mais légère, de bonne facture et précise (mouvement quartz japonais) et d'un prix très raisonnable. Il s'agit d'une ADI 0229 (21-0229-194) issue de la seule fabrique horlogère d'Israël située dans le kibboutz de Kvutzat Yavne (district central, à l'ouest du pays).

Si leur site adiwatches.co.il exclusivement en Hébreux peut être déroutant pour quelqu'un ne parlant pas la langue, le contact par email en anglais n'a pas posé de problème et j'ai pu me procurer cette montre en quelques jours pour à peine plus d'une centaine d'euros tout compris.

Une montre pour piloter

Quelques infos :

  • boitier en acier inoxydable,
  • verre minéral,
  • étanche jusqu'à 200m,
  • mouvement à quartz Miyota (Japon)
  • poids : 90g
  • Largeur de la couronne rotative : 41mm
  • largeur du verre : 31mm
  • Epaisseur de la montre : 13mm
  • Affichage du jour et de la date (jour abrégé anglais et espagnol).

Un bracelet plus confortable

Une montre pour piloter
Une montre pour piloter

N'appréciant pas particulièrement les bracelets caoutchouc, j'ai opté pour un bracelet en perlon, une fibre polyamide plus résistante que le nylon.

Sebastien Billard sur son blog en donne une excellente description : "look vintage et confort". Ce genre de bracelet est léger et confortable et donne un aspect plus classique à une montre pourtant initialement orientée "plongée".

Je me suis contenté de suivre le lien situé en fin de son article, vers un vendeur Ebay -Natos Ministry- dont je confirme le sérieux. De plus sa boutique permet de choisir aisément largeur, couleur du bracelet et style de boucle. Le résultat est tout simplement parfait.

Et le pilotage au fait ?

La montre à aiguilles est très pratique, elle permet d'un simple coup d’œil de lire l'heure mais aussi de visualiser des secteurs pour prévoir un changement de réservoir par exemple.

L'usage de la couronne rotative est on ne peut plus simple :
Je positionne son repère en face de l'aiguille des minutes au moment du départ. Durant le vol, je peux ainsi à tout moment lire directement le temps de vol à la minute près, parfait pour les bilans carburant.

A la fin du vol, je lis en même temps l'heure de fin et le temps de vol, l'heure du départ étant toujours identifiée par le repère.

Peut-être devrais-je d'ailleurs écrire "minute" de départ ou d'arrivée puisqu'on ne s'intéresse finalement qu'à l'aiguille des minutes. Mais lorsque le vol dure plus d'une heure, cela ne pose absolument aucun problème. On imagine mal se tromper d'une heure d'autant qu'il y a d'autres indicateurs du temps de vol, ne serait-ce que les tops notés sur le log.

Au sujet des tops, justement , voir en fin de l'article sur la planchette de vol, le bricolage réalisé ;-)
Une vieille montre digitale est fixée sur une pince à document qui s'adapte parfaitement sur le haut de la planchette, impeccable pour les nav et même pas besoin de la démonter pour le rangement dans la sacoche de vol.


Glossaire

Le Facteur de base

Le facteur de base est un coefficient bien pratique en vol à vue.

Fb = 60/Vp où Vp est la "vitesse propre", la composante horizontale de la vitesse air, vitesse de l'avion par rapport à la masse d'air qui l'entoure.

Il permet de calculer le temps de vol, la dérive.

Définition Wikipédia
Et lien vers une explication très intéressante :
La question de l'unité du Facteur de base

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Commentaires

N°2/2 Par Ludo le 28/06/2017

@Sébastien : Mais c'est bien normal ;-) C'est moi qui vous remercie et j'aime bien votre blog. On trouve les montres ADI également sur Ebay, notamment une boutique "defense" où figurent toutes les déclinaisons tactiques. N'ayant pas testé, je ne la cite pas dans l'article.

N°1/2 Par Sébastien le 28/06/2017

Merci pour le lien ! La montre rend très bien sur le bracelet perlon :) Dommage que le site Adi ne soit pas bilingue...

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